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Mouvement Équipeuple
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C’est quoi Équipeuple :
Équipeuple, est un mouvement engagé qui a pour but de sensibiliser, d’informer et d’outiller les voyageurs face à leurs impacts directs sur les communautés culturelles visitées et de dénoncer les effets néfastes du tourisme de masses. Par des choix individuels et collectifs responsables au cours de chaque voyage, nous espérons améliorer la qualité des contacts entre les gens dans le but de favoriser le respect et l’authenticité et diminuer notre impact négatif dans les communautés locales visitées.
Raison d’être :
Le tourisme est en constante expansion et génère à lui seul, des recettes de plus de 500 billions de dollars U.S par année. Plus de 700 millions de touristes voyages par année et la moitié, voyage dans les pays en voie de développement. Évidemment, le tourisme créer de l’emploi et amène du développement régional, mais ces régions du monde, sont extrêmes fragiles et notre présence peut être souvent néfaste pour les communautés locales. Les touristes visitent souvent les pays avec leurs propres critères de standard, ce qui oblige les compagnies à adapter leurs services pour répondre aux besoins des voyageurs sans porter attention aux répercussions. Des multinationales sont engagées pour construire des hôtels, développer des systèmes de communication, construire des aéroports. Les besoins des communautés locales sont en quelques sorte mis en entente et tout l’argent est dépenser pour la grosse machine. Au Caire, un hôtel utilise dans une année, l’équivalence en électricité de ce que 4 000 résidences ont besoin pour vivre et un touriste utilise 200 litres d’eau par jour !
Notre présence génère aussi des chocs culturels dans les communautés locales. Nos comportements, vêtements et habitudes sont souvent très différentes. En Thaïlande, je me souviens d’une conversation avec un couple musulman. Il était très offusqué des attitudes des « Westerners » qui ne sont présents dans ce pays que pour fêter. Notre présence dans ces endroits, amène les jeunes à adopter des comportements proscrits par leurs religions et nous les encourageons à adopter d’autre attitudes (telles que : boire de l’alcool, faire l’amour).
Il est absolument important de miser sur un développement durable face au tourisme pour préserver notre terre puisqu’elle ne nous appartient pas et que nous devons nous en soucier afin de la préserver pour les générations futures. La situation est urgente, puisque d’ici 2020, le tourisme devrait tripler, ainsi nous risquons de perdre toutes nos richesses multiculturelles.
Quand nous parlons de développement durable, plusieurs pourraient penser à l’écotourisme comme étant un moyen approprié pour contrer les effets néfastes du tourisme de masse. Mais… qu’est-ce que l’écotourisme réellement. Des dizaines de compagnies offrent des sorties en plein air au Népal, au Vietnam, en chine…, respectent-elles réellement les critères d’une activité éco touristique. Quel est le véritable impact de ces groupes organisés qui offrent les mêmes activités jour après jour dans des régions isolés du monde (érosion, déchets, dépenses des communautés locale face au tourisme). En réalité, l'écotourisme est « une certaine éthique dont les composantes sont la protection de la nature et les retombées directes aux populations locales leur permettant de contribuer à leur bien-être.
L'écotourisme est une forme de tourisme durable, c'est à dire qu'il tend à minimiser l'impact sur l'environnement naturel pour sa préservation à long terme, il implique également une participation active des populations locales et des touristes à des actions de sauvegarde et d'éducation à la sauvegarde de la biodiversité (reforestation, protection de la faune et de la flore, réintroduction d'espèces menacées...). » Le voyageur doit être en mesure de réajuster constamment ses schèmes de références et d’être en mesure d’évaluer constamment, jour après jours, l’impact de ses propres comportements sur son écosystème quitte, à vivre des frustrations ou incompréhensions.
Source : http://www.naturelodging.org/naturelodgingfiles/def_ecotourisme.htm
En 2001, l’état socialiste du Vietnam a décidé d’émettre une nouvelle réglementation qui impose aux organisations, de facturer aux tourismes, une facture deux fois ou trois fois plus élevées que pour les Vietnamiens (transports, hôtels, nourritures..). Cette situation influence donc directement la population locale qui, souhaite profiter à leur tour d’un bénéfice sur chaque vente. Le tourisme commun visite le Vietnam et prend 2 ou 3 semaines de vacances pour ce reposer. La situation l’importe peu, il accepte de payer des suppléments puisque nous parlons d’une différence de .50 sous à 1 dollar par vente. Cette nonchalance, renforce donc ses comportements discriminatoires et crée un faussé entre le tourisme et les locaux. Ils nous perçoivent comme un dollar sur deux pattes, qui marchande avec de l’argent Monopoli puisque 1 dollar, est une somme énorme pour les locaux. Nous avons souvent tenté de payer un produit à un prix juste et équitable, mais plusieurs fois, on a rit de la sommes que nous remettions et on nous a suggéré de quitter les lieux de façon irrespectueux. Plusieurs tourismes non engagés, finiraient par payer la facture demandée, mais s’est de notre devoir d’être des voyageurs engagés de ne pas accepter ces situations et d’accepter de payer uniquement un prix juste après s’être informé de la valeur des choses. Plusieurs pourraient donner raison à ces pays en voie de développement et justifier ces comportement du à la pauvreté du pays. Pour ma part, la logique est qu’une personne pauvre ne refusera jamais de la l’argent si l’entente est équitable pour les deux individus. Sinon, j’appelle cela de l’orgueil mal placé ! Nos comportements ont été souvent extrémistes par rapport au sujet (laisser le repas sur la table et quitter les lieux, refuser un hôtel tard le soir et demander l’hospitalité à la communauté puisque le prix demandé était dérisoire, s’acheter de la nourriture à l’épicerie), mais nous sommes fiers de ne pas encourager ce système qui nous discrimine de par notre couleur et notre portefeuille.
Finalement, Équipeuple a été créé dans le but de dénoncer ces situations et problématiques concernant le tourisme de masse et amener les tourismes à être des voyageurs engagés pour le futur afin de protéger notre patrimoine multiculturel pour les prochaines générations.
* Inspiré du texte de Christine Richer; Substanable developpement and tourism some fundamental questions
S’outiller en voyage :
1. S’informer du prix réel du produit
Il peut être juste et approprié de s’informer auprès de la communauté locale ou d’accompagner un local au marché avant d’acheter un produit.
2. Connaître le taux de changes
Le taux de changes est le rapport entre la devise de l’argent de ton pays et la devise du pays visité. Par exemple, si on tente de vous vendre une mangue à 15 000 VD (dong) au Vietnam, vous devriez être en mesure de réaliser qu’on vous l’a vend à 1 dollar U.S., ce qui est absurde considèrent que vous pourriez l’acheter au même prix dans votre pays.
3 Ne pas donner de l’argent aux gens dans la rue.
S’il a lieu de faire, s’informer sur la nature réelle du besoin afin d’encourager que les bons comportements et de s’assurer que les besoins de bases de l’individu sont comblées (vêtements, nourritures…). Il s’avère plus approprié de donner un plat de riz ou un morceau de vêtement que de remettre de l’argent pour soulager notre conscience. De plus, un regard posé et un beau sourire peut souvent faire toute la différence pour un individu rejeté et seul dans la société.
4. Ne pas donner de compensations financières aux familles visitées dans les villages.
Il est préférable d’aider financièrement la famille en proposant de payer certains produits pour la préparation des repas que de ne donner un montant dans le vide. Souvent, nous nous sentons mal de ne pas donner de l’argent à la famille. En remettant de l’argent, on brise l’acte de générosité et lors de la prochaine rencontre avec d’autres voyageurs, ils s’attendront à recevoir de l’Argent. Je crois que si la famille vous donne quelque chose, ils le font avec leur cœur. Il ne faut pas trop sans faire, chacun vous offrira un petit quelque chose selon ses moyens.
Nous vous suggérons plutôt d’aller visiter votre ambassade et de leur demander des petits souvenirs (collants, épinglettes, crayons, gilets, ballons…) afin que vous puissiez remettre ceux-ci en guise de remerciements à la famille. Les familles visitées ont toujours été extrêmement content de recevoir ces petits souvenirs.
6. Marchandez avant d’acheter un produit
Visitez plusieurs boutiques avant d’acheter et n’ayez pas peur de marchandez avec la commerçante pour trouver un prix juste. N’ayez pas peur de vous affirmer!
7. Tenir son point
N’ayez pas peur de tenir votre bout lors de la vente, malgré les grandes mises en scène du marchant. Ils tentent souvent de vouloir vous faire sentir mal-à-l’aise pour finalement avoir le prix voulu. Certains, malgré une entente, peuvent même changer le prix lors du moment de payer. Surtout, n’ayez pas peur de vous affirmer, quitte à quitter les lieux si vous n’êtes pas satisfait et laisser le produit (ex : nourriture)
8. Optez pour l’écotourisme
Sortez des sentiers battus et faites vous confiance! Utilisez le vélo comme moyen de transport et allez à la rencontre des communautés locales pour avoir une expérience unique et spontanée.
Comment réagir
Comment réagir lorsque nous sommes invités dans une famille et que la conversation se met à tourner autour de la devise de notre pays.
Cette situation nous a mis plus d’une fois mal alaise et il est important d’avoir du tact pour ne pas choquer l’autre ou créer de faut espoir.
Les gens nous perçoivent souvent comme des gens riches (genre à la télé) et souvent, cette situation peut les amener à dénigrer leur vie. Ces conversations peuvent alors souvent mettre un froid entre les individus puisque de chaque côté, il est difficile de comprendre la situation de l’autre.
Je crois qu’il est primordial de toujours mettre les situations en contexte. Par exemple, la première question est toujours : qu’elle est la valeur de notre argent comparativement à leur devise. Donner la réponse à cette question sans mettre en contexte, serait donner une fausse image de notre situation. J’ai toujours plaisir à leur raconter combien coute une assiette au restaurent ou combien coute mon appartement pour un mois. À chaque fois, il n’en revienne pas combien s’est dispendieux vivre chez nous et ils sont toujours content de me raconter combien s’est pas cher chez eux.
De plus, je crois qu’il faut les amener à comprendre que ne s’est pas tout le monde qui vit bien en Amérique. Ce n’est pas parce qu’on vit là-bas, qu’on devient nécessairement riche. Une grosse partie de la population est pauvre. Je tentais justement d’expliquer à cette personne que plusieurs était malheureux dans mon pays à cause de l’argent. J’expliquais un peu les mauvais côtés que cela pouvait apporter chez les gens.
Si cette personne n’est pas en mesure d’avoir un bon travail dans son propre pays, il est impossible pour cette personne d’avoir un bon emploi en Amérique. Ça prend de l’éducation!
De plus, nous ne sommes pas nécessairement plus riches qu’eux. Prenez la Chine par exemple. D’ici quelques années, elle deviendra une des grandes puissances du monde. Ya de la richesse et de la pauvreté dans l’est et dans l’ouest. L’unique différence, est la valeur de notre devise lorsque nous voyageons.
Pas facile à expliquer à un villageois qui ne parle pas notre langue !!!!
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