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Au nom du Communiste
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Il est important de ne jamais oublier le génocide qu’à vécu le Cambodge entre 1975 et 1979. Nous sommes finalement la voix et la mémoire de toutes ces victimes qui sont mortes durant la période des Khmers rouges. Nous devons transmettre cette histoire de génération en génération pour qu’on n’oublie jamais cette tragédie.
Selon plusieurs statistiques, entre 2 et 3 millions d’habitants ont perdu la vie au cours de cette guerre au nom du communiste sous le régime de Pol Pot. L’idéologie du parti, était d’implanter le communiste au Cambodge et de tout recommencer à zéro. En 1975, les Khmers rouges ont pris le contrôle de Phnom Phen et ont chassé la population vers le « countryside » afin de supprimer l’image du Capitalisme puisque Phnom Phen était la capitale. L’ennemie du nouveau parti politique regroupaient alors tous les professionnels, les journalistes, les intellectuels, les moines… La plupart de ces gens sont morts aujourd’hui. La population qui a survécu au massacre, sont ceux qui ont oublié leurs passés en gardant le silence. Voilà pourquoi au Cambodge, la majorité de la population, ne parle plus français sauf une petite minorité. Ils ont tous volontairement effacé cette langue de leur mémoire afin de survivre. C’est incroyable de penser que l’on côtoie des gens qui ont vécu ce massacre. Finalement, nous ne pouvons imaginer leur réalité. La guerre avec les Khmers rouges a finalement cessé en 1979 avec l’arrivé des Vietnamiens.
Au cours de mon séjour à Phnom Phen, je suis allée visitée le musée de Tuol Sleng. En 1975, cet endroit (ancienne école) a été pris en otage par le Khmers rouges pour devenir la plus grande prison sécurisée du Pays. Cette prison regroupait entre 1 200 et 1 500 personnes en tout temps. Les gens y étaient enfermés, enchainés et torturés à mort devant la moindre désobéissance. Plusieurs fois, j’ai essayé d’entendre et d’imaginé toutes les atrocités qui s’y sont vécu dans cette endroit macabre. De plus, il est facile de ce l’imaginer puisque l’endroit a été conserver parfaitement et on y trouve encore des taches de sangs sur le plancher et les coups de fusils au travers des murs. Dès les premières minutes, on ressent déjà une drôle de sensation. On se sent inconfortable et un peu angoissé d’aller sur les traces de cette tuerie qui vient à peine de se passer. J’ai dû prendre plusieurs minutes avant d’entrer dans la première salle puisque je sentais beaucoup d’énergies négatives dans la pièce et je savais que plusieurs personnes y sont mortes. Au cours de la visite, on peut aussi voir l’exposition de toutes les photos des gens qui y ont vécus. C’est très dérangeant de voir ces visages et d’imaginer qu’ils ont tous souffert le martyre à l’endroit même ou nous situons présentement. Enfin, j’ai été très secoué d’apprendre que les Khmers rouges fontencore parti de la communauté et que nous les côtoyons probablement à tous les jours sans le savoir. Ils vivent un peu en retrait, mais certains, occupent des places importantes au sein du gouvernement Cambodgien. Certains étaient encore actifs dans le pays il y a près de 10 ans, mais maintenant le gouvernement leur a offert des postes important pour les acheter. Ils sont les gens les plus riches du pays. Le gouvernement est finalement dirigé par ces propres meurtriers.
Finalement, je pense que c’est de notre devoir d’aller s’informer sur le sujet et de ne pas visiter le Cambodge comme si l’histoire n’avait finalement jamais existée. Cette endroit est probablement très dérangeant, mais ce sentiment n’est certainement rien à comparé de ce que les gens y ont vécu il y a moins de 40 ans. Pour vous informer davantage sur le sujet je vous conseille le livre « Cambodia years zero » et le film « Killing Field ».
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