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Notre voyage en vélo

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 Igoumenista - Dubrovnik : 10 au 20 août 2007
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Igoumenista - Dubrovnik : 10 au 20 août 2007

Notre entré en Albanie a été comme une bouffé d’air frais. Le pays semblait encore peu développé. Nous étions heureux de nous sentir loin de la masse touristique. Lors de notre traversé à la frontière, nous nous sentions un peu comme au tiers monde. L’asphalte arrête, la route de gravelles y est vraiment maganée. Les gens sont très sympathiques mais, ont sent que le pays n’est pas très développé au niveau économique. Les 150 premiers Km sont très jolis. Les paysages étaient assez pittoresques mais, le chemin était relativement exigent à travers les montagnes. Nous avons aussi été marqués par toutes ces nouvelles villes en construction à moitiés terminées. Nous nous serions crus dans des villes fantômes. Par la suite, le tout s’est mis à se dégrader et la pollution a pris le dessus. Les ordures étaient laissés sur le bord de la route et les camions de vidanges déversaient leurs déchets dans les faussés et y mettaient le feu. Les Albanais roulent comme des fous sur des routes très étroites et en mauvaise condition. Finalement, nous ne savons pas trop quoi penser de ce pays sans couleurs.

Le Monténégro est un tout petit pays entre la Croatie et l’Albanie et regorge de jolis endroits. Par contre, depuis l’obtention de leur indépendance avec la Serbie depuis 1 an, le pays déborde de touristes. C’est effrayant ! Nous n’avons même pas osé se risquer sur les plages, chaque cm carré était recouvert de vacanciers. C’est au Monténégro, que j’ai commencé à vivre de grosses difficultés avec ma roue de vélo. Je n’étais plus en mesure d’avancer. Plusieurs nous ont fortement conseillé d’aller à Dubrovnik en Croatie pour remplacer la roue. Pouvez-vous vous imaginer que nous avons mis une journée et demie pour parcourir 60 km pour atteindre l’endroit. Il n’y a pas personne qui s‘est arrêté pour nous aider et nous embarquer dans sa voiture. Durant la deuxième journée, il nous a fallu forcer un camion à arrêter en me mettant en plein milieu de la rue, afin qu’il m’embarque avec mon vélo. Même là, il avait mis les clignotants pour me contourner et poursuivre sa route sans même s’informer du problème. À notre arrivé à Dubrovnik, nous étions complètement brulés mentalement. C’est là que nous apprenons notre première mauvaise nouvelle. Il n’y a aucun magasin de vélos qui peut nous aider dans cette ville. La solution, nous devons nous rendre à Split (200 km). Nous pouvons maintenant plus compter sur le pouce pour nous y rendre. Notre dernière expérience n’a été que frustration et perte de temps. Nous nous tournons vers l’autobus, mais là on a frappé un mur. Les chauffeurs exigent que nous leur donnions un genre de pot-de-vin pour embarquer nos vélos : 300 Kn, 47 Euro, 67$CAN. Dans un élan de colère j’ai traité le chauffeur de Mafia!

Le pire c est que nous n’étions pas certains de pouvoir trouver une shop de vélo à Split. C’est la galère, rien ne va plus. La tension monte entre nous deux, nous sommes complètement épuisés. Vers 20:00 hrs, nous décidons de mettre fin au tout et nous décidons de nous trouver une chambre d’hôtel pour la nuit, question de laisser redescendre la pression. Impossible de trouver et tout est trop cher. Abattu, nous poussons toujours les vélos en dehors de la ville et tentons de trouver un coin pour dormir avec la tente. Nous avons le ventre vide, nous n’avons pas soupée. Comme une apparition, un gentil monsieur se présente à nous et nous félicite de tous nos exploits. Il nous offre une chambre pour deux nuits pour un prix correct (21 :30 hrs). Après plusieurs réflexions, nous nous laissons tenter puisque nous sommes à bout de nerfs. On se rend à son appartement et nous déchargeons tous des vélos. Nous sommes heureux et nous rêvons juste de prendre une douche et nous coucher sous l’air climatisé. C’est à ce moment que le propriétaire, nous force à payer immédiatement. Je ne comprends pas trop mais, nous lui donnons le montant pour les deux nuits. C’est à ce moment que nous réalisons qu’il est en train de nous arnaquer et que le prix demandé, n’était que pour une nuit. Il nous avait monté un joli bateau pour nous attiré à son appartement et utiliser la situation à son avantage. Vous auriez dû nous voir. Démoli, brûlé, frustré en Ta…. Nous avons dû réveiller tout le voisinage tellement nous étions en furie. Comment est-ce possible de faire cela après tant de problème et d’efforts. Abattu, nous avons continué à poussé les vélos en dehors de la ville et nous avons finalement trouvé un endroit pour passer la nuit tranquille.

Le lendemain, le réveil ne se fait pas dans la joie. Je suis toujours coincée avec mon vélo que je dois pousser peu importe l’endroit ou nous souhaitons nous rendre et nous devons encore penser à comment nous pourrons nous sortir de cette situation. C’est alors que nous prenons la décision finale de quitter le pays et d’acheter un billet de bateau pour Bari en Italie, Lundi soir. Nous sommes vraiment tout sale et épuisée dons, nous décidons alors de payer pour un hôtel pour deux nuits, peu importe le prix. Nous trouvons finalement un joli appartement pour 40 euro la nuit. Par contre, l’endroit est perché en haut d’une colline et pour s’y rendre, nous devons monter les vélos en haut de plus de 130 marches (approx.). Comme à l’habitude, travail d’équipe et nous apportons les vélos à l’hôtel malgré la chaleur intense. Je suis un peu frustrée, puisque les propriétaires nous regardent et personne ne vient nous donner un coup de main. Écoutez bien la meilleure!! Au moment de rentrer, le propriétaire nous regarde et il nous dit : « No place for the bicycle. Bye bye! ». Moi j’ai fait : « Pardon » « Tu m’as vu monté les vélos jusqu’en haut sans rien me dire et pis l’a tu me dis; Good bye». Je ne sais pas si vous me connaissez sous cet angle, mais le voyage m’a donner un sale caractère devant ces situations. La tout a duré au plus 30 minutes. À la fin, j’ai fondu en larme devant cette incompréhension face à cette pure méchanceté que nous faisions face depuis deux jours. Comment des gens avec tant de moyens, ne peuvent pas nous venir en aide et profite de la situation, quand tant de gens en Asie avec si peu de moyens, nous ont tous donnés sans rien demander en retour et sans même nous connaitre. Nous sommes perdus.

Nous avons finalement trouvé une chambre pour le même prix pour deux jours. Nous en profitons au maximum. On ne sort même pas de la chambre?. On se relaxe. On n’a pas vraiment envi de courir partout en ville et de visiter. On prend le bateau pour Bari Lundi en Italie et nous y trouverons une boutique de vélo qui pourra changer la gente de vélo. Par la suite, nous avons des amis qui nous attendent à Vénice.

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