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Notre voyage en vélo
Cambodge Poipet - Phnom Phen : 22 octobre au 2 novembre 2006 Phnom Phen - Wat Opot : 2 au 8 novembre 2006 Wat Opot - Vietnam, 8 au 15 novembre 2006
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Cambodge
Poipet - Phnom Phen : 22 octobre au 2 novembre 2006
Notre entrée au Cambodge nous a bien marquée de par son contraste avec le pays voisin. J’aurais bien aimé être un petit oiseau et survoler la frontière pour photographier les deux pays. Après avoir traversé la frontière et dépassé les immenses hôtels (casino), il est facile de remarquer que le Cambodge est beaucoup plus pauvre. Il n’y a pas de gazon, pas de fleurs, pas de lumières et les routes sont bondées de monde et elles ne sont pas asphaltées. Plusieurs jeunes travailleurs transportaient d’immenses charges dans de petits chariots, car aucun camion ne traverse la douane, plusieurs d’entre eux étaient pieds nus. Je me suis presque senti en Inde tellement tout était chaotique et peuplé de monde. Notre choc fut que nous devions maintenant rouler, pour la première fois en 9 mois, dû coté droit de la route. Les automobilistes nous ont démontrés une toute nouvelle utilité au klaxon autre que pour encourager. Ils nous avertissent seulement qu’ils ne ralentiront pas et que tu dois te tasser du chemin au plus vite afin de ne pas se faire écraser. Sans compter que la route entre Poipet et Siam Reap est dangereuse et surtout désastreuse. Ce fut les pires 150km de notre voyage. Cette route, a probablement été entretenue pour la dernière fois en 1960. C’est un vrai tape fesse! Sans oublier la saison de pluies vient à peine de ce terminer et que tout le Cambodge est inondé. En deux jours, nous n’avons parcouru que 100 km puisque notre route était parsemée de rivière ou de lac, qui faisaient en générale 1 pied, 1 pied et demi de profondeur. Nous avons même dû traverser certaines mares d’une profondeur dépassant un mètre et s’étalant sur près d’un kilomètre. A un certain moment, ma (Ben) bicyclette ne touchait plus au fond, elle flottait. Cette expérience restera graver dans nos mémoires pour longtemps. Sur la route, nous avons aussi rencontré un autre couple de cycliste en provenance de la Norvège, Stale et Elina. Ils ont débuté leur aventure à Bangkok et ils tentent de rejoindre la Norvège en vélo, ils passeront par la Mongolie et la Russie. Leur apparition sur la route a été comme une vision et comme un miracle. Je rêvais (Ge) de voir des cyclistes depuis plusieurs mois! Nous avons fait le chemin ensemble jusqu’à Siam Reap et nous y avons passé quelques jours ensemble. Nous avons beaucoup aimé notre expérience d’Angkor Wat. C’est absolument inimaginable ce que les humains peuvent construire. Notre arrivée à Siam Reap nous a laissé perplexe, le contraste avec le countryside est inimaginable. C’est comme si on était arrivé dans un nouveau pays, la richesse pleuvait de partout. Nous croisions d’immenses et majestueux hôtels un à la suite des autres. Selon moi, ça sent la mafia et la prostitution. Cette ville, majoritairement visitée par le tourisme, nous donnait l’impression d’être à Cancun. Les Khmers n’y sont pas du tout sympathiques et ils n’ont qu’un mot à la bouche one US$. Il ne faut vraiment pas s’y laisser prendre puisque tout vaut la moitié de ce qu’il demande en réalité à 95 % du temps. Un repas dans un restaurant local coute 0.50US$, mais ils vous demanderont 1US$. Après un temps, la situation peut vraiment être frustrante puisqu’il faut toujours se battre pout tout. Surtout, n’achetez jamais avant de connaitre le prix. Ce conseil, est de loin le meilleur que nous pouvons vous donner pour ce pays ! Sinon, les gens sont super sympathiques et vous attirerez des foules en vous arrêtant un instant. Un fait cocasse est que nous traumatisons parfois les jeunes enfants qui n’ont jamais vu d’étranger de leurs vies. Nous sommes un peu comme des ovnis pour eux. Après Siam Reap, nous avons pris un bateau pour traverser le Tonlé Sap. Malgré la longueur du trajet, nous avons vraiment aimé voir tous ces villages flottants. C’est incroyable que tout un système de vie se soit installé sur ce lac. Le Tonlé Sap se trouve être la plus grande réserve de poissons d’eau fraîches au monde. La route pour Phnom Phen s’est vraiment bien passée. Tout était pavé. Chaque soir, nous avons demandé l’hospitalité au Moine. Notre première nuit sur la route a été spéciale puisque nous avons participé, durant la soirée, à une leçon d’anglais avec le moine en charge du temple. Ce dernier était très axé sur les traditions et nous a demandé de nous y conformer.
Nous sommes présentement rendus à Phnom Phen, chez un membre de Warmshower. Nous y sommes vraiment bien, nous y resterons pour assister au Bon Om Tuk festival. Au cours de ce festival, les gens célèbrent la ré-inversion du courant du Tonlé Sap qui ce dirige maintenant vers le Mékong, dû à la fin de la saison des pluies. Il nous restera encore 2 semaines au Cambodge, puis nous traverserons la frontière pour aller au Vietnam.
Phnom Phen - Wat Opot : 2 au 8 novembre 2006
Notre vacance à Phnom Phen a été très appréciée. Nous remercions Rob, Zara et son frère de leur accueille chaleureux et de la confiance qu’ils ont témoignés face à nous en nous laissant leur appartement. Nous en avons profité pour relaxer et se cuisiner de copieux repas. Geneviève en était vraiment contente puisqu’elle n’avait pas cuisiné depuis 4 mois. Nous en avons aussi profité pour aller voir le festival « Bon Om Tuk ». C’était intéressant, mais il y avait beaucoup trop de monde partout dans la ville. Une journée, nous sommes allés visiter le centre commercial et nous avons été touchés par un évènement des plus banals. Pour cette fin de semaine spéciale, plusieurs personnes sont descendu du countryside pour venir visiter la capitale (pour certains, ce devaient être la première visite de toute leur vie). Dans le centre d’achats, les gens faisaient la file pour emprunter les escaliers roulants. Plusieurs n’avaient jamais vu ça de toute leur vie et certains, en avait même peur. Des gardes de sécurités étaient présent pour les aider en embarquer sur les escaliers roulants. Cet évènement, nous permettait de retourner 40 ans dans le passée et d’apprécier quelque chose que nous n’avons jamais eu la chance d’apprécier puisqu’elle a toujours fait parti de nos vies.
Nous avons quitté Phnom Phen tard en après-midi. Il devait être environ 13heure etla température s’élevait à près de 40 degré Celsius. Nous sommes partir à l’aventure en sachant très bien que nous ne pourrions pas nous rendre à Kep. Sur la route, nous sommes trompé de chemin et avons dû faire un détour de 10 km. Sur notre route, un jeune homme dans une camionnette s'excite un peu et nous lance du pain dessus. Par contre, Geneviève en prend un en plein visage, ce qui la frustre au plus profond. Quelle bande de con!! Sur la route, on prend un temps de repos puisque tous deux, sommes un peu frustré de l'évènement passé. À ce moment, la journée tire à sa fin et le soleil menacait de disparaitre. Quelques km plus loin, on trouve à notre gauche l'enceinte d'un temple donc, nous décidons donc de nous y rendre pour demander encore l'hospitalité pour la nuit. Nous prenons rapidement le chemin pour passer incognito dans le village, mais nous realisons que le village entier ous sont très surpris de nous y voir. Après quelques km, toujours pas de Wat en vue et plus d’une centaine de villageois nous regardaient passé avec surprise. Enfin, après 4 ou 5 km sur le chemin de terre, nous trouvons le wat et les moine, qui nous demandent alors de continuer notre chemin en arrière du wat pour voir je ne sais qui. Quelle fut pas notre surprise de trouver un Barang (homme blanc) assit parmi une dizaine d’enfants. En arrière de lui, on y lisa l’inscription qui suit: Wat Opot Projet for AIDS. Il (Wayne) nous invita immédiatement à nous y installer pour la nuit. Il nous fit faire la visite des installations et nous expliqua la mission de l’établissement. Lui et le directeur étaient en charge d’un établissement qui regroupait des gens qui étaient atteint du VIH. La grande majorité des résidents sont des enfants dont certains sont orphelins suite à la mort de leurs parents. Difficile à croire, lorsque chacun sourit et semble si heureux malgré la réalité.
Wat Opot - Vietnam, 8 au 15 novembre 2006
Nous avons quitté Wat Opot le cœur gros, pour retourner sur la route de l’aventure. Nous avons passé 3 merveilleuses journées à Kep. Cet endroit est magnifique, tranquille et ressourçant. Il y a plusieurs années, cet endroit était destiné à l’élite Française et Khmers, mais après la guerre avec les Khmers rouges, ce lieu est devenu la destination numéro 1 au Cambodge pour les vacances. C’est là aussi que j’aie appris, pour la première fois de ma vie, à utiliser un « scooter ». C’était vraiment amusant ! Nous avons eu aussi beaucoup de plaisir de revoir Rub et Zhara de « warm shower ». Nous vous aimons tellement. Nous allons nous ennuyer !!!! Tôt le matin, nous avons repris la route qui mène au Vietnam et sur notre chemin, nous avons croisé deux autres cyclistes de la Hollande. Nous avons roulé quelques temps avec eux pour les laisser après un moment. En soirée, nous nous sommes trompés de route, ce qui nous a rallongés de 40 km. Heureusement, nous avions fait la rencontre quelques jours auparavant d’un Khmer sur cette route et il nous avait offert de rester chez lui (Takeo). Il souhaite améliorer son anglais en parlant avec des touristes, afin qu’un jour, il puisse trouver un meilleur emploi et sortir du « countryside ». Vous pouvez aller le visiter chez lui pour une journée et y passer la nuit. Ce peut être une bonne occasion de couper la route en deux et d’avoir une expérience avec une famille Khmer (Prévoyez de la nourriture avant de vous y rendre svp). Si vous souhaitez avoir son numéro de téléphone, écrivez-nous un message et nous vous mettrons en contact avec Sophoeun. Il vit dans la province de Takeo, sur la national 25. Le lendemain matin, nous avons roulé 60 km pour atteindre la frontière. Nous y sommes arrivés vers les 13 :00 p.m. Rendu là-bas, pour je ne sais quelle raison, on nous a demandé de décharger nos vélos et de passer les bagages dans le « scanner ». Bien sûr, ils ni ont rien trouvé et ils n’ont réussit qu’a nous faire perdre du temps!
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